CITATIONS

"On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées." Hippolyte Taine

"Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu." Paul Morand


samedi 25 juillet 2015

6) De Moscou à Irkoutsk : 5000 km de rails

Cet article couvre la période du 17 au 24 juillet 2015. 

Ce n'est pas ma plume d'écrivain ni mon œil de photographe qui m'ont poussé à créer ce blog, mais plutôt l'envie de partager nos impressions de voyage avec ceux qui le souhaitent.
Pourtant, après 86h dans le transsibérien il est terriblement difficile d'en retranscrire l'ambiance, ou plutôt les ambiances.
Après Moscou et ses bâtiments démesurés, nous voici confinés dans un compartiment avec 2 compagnons de voyage, un couple de backpackers Néerlandais, qui comme nous vont en train jusqu'à Beijing en traversant la Sibérie et la Mongolie.
Avec le décalage horaire progressif qui s'accentue en se dirigeant vers l'est, on s'habitue vite à ne plus regarder nos montres mais plutôt à vivre au rythme du soleil et des pauses plus ou moins longues mais toujours bien minutées pendant lesquelles on peut prendre l'air et se dégourdir les jambes. Pour le ravitaillement, pas de problème, on peut tout acheter sur le quai : toujours plein de monde pour nous vendre des fruits, des spécialités locales comme du poisson séché (on n'a pas osé..), ou encore des peluches, des chaussons, etc...
On fait vite connaissance avec notre "provodnitsa", gardienne du wagon, qui avec son air sévère nous fait comprendre que c'est elle qui décide ici. Elle décrochera tout de même quelques sourires en réponse aux nôtres !
Les journées passent finalement assez vite avec un peu de lecture, des jeux, de la musique, de la contemplation du paysage et un peu d'écriture; et on doit bien avouer que malgré notre anglais un peu rouillé au départ, les longues conversations avec nos sympathiques compagnons de compartiment sont appréciables.
Je crois que le plus frappant dans ce premier tronçon de voyage en train est l'immensité des paysages que nous venons de traverser : plus de 5000 km de Moscou à Irkoutsk, et on se rend bien compte que malgré les quelques villes traversées, c'est la nature qui prend le dessus ici. Des milliers de km de plaines, de forêts, de marécages et de petits arbres parfois meurtris par les conditions météorologiques qu'on imagine très rudes.Nous sommes bien peu de choses face à cette nature..

Arrivés à Irkoutsk, on est un peu déboussolés après ces 4 jours hors du temps dans notre microcosme. On se met alors activement à préparer la suite de notre périple Sibérien. Je trépigne d'impatience de voir enfin l'immense lac Baïkal, "Perle de Sibérie", lac le plus profond du monde !
C'est parti pour plus de 15 jours autour du lac, faits de trekks, camping sauvage, et on l'espère de paysages époustouflants !


Moscou
 







Transsibérien



Irkoutsk

jeudi 16 juillet 2015

5) Départ imminent

Les jours défilent, les "ToDoLists" se réduisent, ça y est, le grand départ approche! Après un bon plein d'émotions ces derniers jours, nous sommes fin prêts ! 

Derniers au-revoirs, derniers préparatifs, à quelques heures de prendre l'avion, l'excitation grandit et on commence à réaliser que c'est maintenant que commence le lâcher prise. A-t-on pensé à tout ? Probablement pas mais ce n'est plus le moment d'y penser, il faut y aller !

Heureusement, on a les petits mots de nos amis avec nous...

mardi 14 juillet 2015

4) La préparation du voyage en 3 mn !




3) La Vélodyssée pour s'échauffer

L'année 2015 étant un cru exceptionnel en termes de faire-parts de mariages reçus (9), nous avons décidé de repousser la date de notre départ de fin mai à mi juillet 2015. 

Ce délai supplémentaire nous a permis de déménager plus sereinement (difficile à écrire, on a encore mal), de finaliser les démarches administratives, de compléter notre équipement et d'enrichir au passage notre ami le Vieux Campeur... mais également de commencer notre préparation physique à travers un petit périple de 700 km à bicyclette du Finistère à Arcachon !

Une quinzaine de jours sur le vélo, le plus souvent en pleine nature, sur un parcours entièrement balisé et éloigné des voitures, ponctuée de rencontres et d'évènements météorologiques et articulaires.. On a pu parallèlement tester le matériel (tente, popote, vestes, etc), rendre visite à Laurent et Violette à Nantes et Tatiana et Stéphane à Hourtin Plage, préparer notre peau au soleil, gribouiller notre carnet de préparation au voyage (todolists, mémos, rappels, planning) et surtout de prendre conscience que, ça y est, cette fois on va vraiment le faire !

Quelques photos disponibles ici.   

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10152830027401755&type=1&l=b4cd9d58b4

lundi 13 juillet 2015

2) Pourquoi partir ?

Nos tentatives d'inscrire le voyage dans une action structurée sont restées vaines tant il semble difficile aujourd'hui de simplement aider.
Notre objectif, certes modeste, consistera donc davantage à se soumettre à l'énergie du voyage dans le respect des cultures et des hommes en maximisant le partage et les rencontres. Pour cela, pas de secret, il faudra accepter d'aller plus lentement, de se perdre, de ne pas visiter les "must-see" au pas de course, de ne pas tout voir, mais de tout vivre !

Avant même de partir, il a fallu déjà lutter contre les "Ah bon vous ne faîtes pas la Malaysie ?", les "Mais pourquoi rester quatre jours dans un train ?", ou les "Vous faîtes un tour du monde sans aller en Australie !". On aurait sûrement fait le même genre de remarques il y a quelques temps..

Pour ce qui est du butin, ce que l'on souhaite ramener d'une telle expérience, des photos bien sûr (mais pas trop), deux carnets de pensées/mémos, un chacun, rédigés sans concertation avec l'autre, et puis, et puis, le blog !

J'ai d'abord eu des réticences à faire ce blog car je craignais d'en devenir esclave et de "sortir" du voyage à chaque rencontre avec une borne wifi. Finalement, on a fini par nous convaincre que c'était le moyen le plus efficace de donner des nouvelles à notre entourage qui bien sûr est demandeur. Nous ne sommes pas certains qu'il sera alimenté avec une grande assiduité mais le voilà lancé !

«Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.»
Cette phrase tirée de L’usage du monde de Nicolas Bouvier résume l’essence du voyage. On part pour aller cueillir des réponses, on revient avec encore plus de questions. On trouve des choses qu’on n’a pas cherchées, à commencer par soi, plus grand cliché de la Terre, mais aussi grande vérité.


1) Le projet

ll y a plus de 3 ans, j'ai commencé à penser sérieusement à une année de break pour un voyage autour du monde. Elle ne datait pas d'hier cette idée, mais l'envie de partager cette expérience avec Matthieu grandissait au fil des mois et des expériences de voyage à deux. S'en sont suivies de longues discussions pour allier les points de vues de la rêveuse que je suis à ceux de Matthieu, le réaliste.
C'est début 2013 qu'on décide de tout mettre en œuvre pour réaliser ce projet qui bouleversera notre monde.

Les mois passent, et, bien occupés par ailleurs, les préparatifs avancent peu jusqu'à il y a 6 mois où Matthieu prend les choses en main pendant que je passe la majeure partie de mon temps libre sur ma thèse. Nous avons bientôt un itinéraire, des billets d'avion et de train, un congé sabbatique en poche pour Matthieu et un accord pour une disponibilité d'un an de mon côté. Cela devient concret, nous commençons à nous équiper, à faire les démarches nécessaires jusqu'à la veille du départ!