CITATIONS

"On voyage pour changer, non de lieu, mais d'idées." Hippolyte Taine

"Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu." Paul Morand


mardi 1 septembre 2015

9) Indomptable Mongolie

Cet article couvre la période du 10 au 29 août 2015.

La Mongolie… Probablement la destination qui me faisait le plus rêver avant de partir, peut-être par ses paysages à couper le souffle et sa culture méconnue et authentique. Je dois dire que je n’ai pas été déçue, et même plus bousculée que je ne l’aurais pensé, par ce pays si… indomptable ! 


En quittant UB (Ulan Bator), on a vite compris qu’il fallait abandonner nos habitudes d’occidentaux en commençant par laisser nos montres dans nos bagages : notre relation au temps a dû être repensée quand, après l’avoir attendu plus de 4h, notre guide nous accueille avec un « Don’t ask about time. Nomads only know distance and space ». A partir de ce moment, on réalise qu’il faut suivre le courant et se laisser aller. Au-delà du timing, on est incapable de prévoir la météo même à quelques heures, tant le temps est changeant et parfois extrême ; incapable d’évaluer les distances quand, au milieu d’une steppe, la visibilité à 360° nous fait croire que tout est proche.  


Le plus frappant dans ce pays qui n’a cessé de nous surprendre, c’est la fierté de son peuple pour sa culture et son histoire. La mémoire du grand Genghis Khan a survécu depuis l’époque de l’Empire mongole, et avec lui une identité forte et intacte. Ici, même les enfants semblent pouvoir tout endurer ; sur un cheval dès qu’ils tiennent assis, ils ne sont pas là pour s’ennuyer. 


Avec la Mongolie, on rentre dans le vif du sujet de notre voyage. Ce pays m’a mis une grande gifle, mais au bon sens du terme je crois. C’est pourquoi j’ai trouvé que le récit narratif classique était mal adapté pour cet article. A la place, voici une série d’anecdotes illustrant des phrases qu’on n’aurait jamais pensé dire avant la Mongolie » :

  • « Plus de la moitié de la population est plus jeune que nous ». Prise de conscience, à 27 ans presque révolus, je dépasse la médiane d’âge du pays… Si on fait abstraction de l’espérance de vie catastrophique, la moyenne de plus de 3 enfants par femme et la jeunesse des habitants ont un côté très rafraichissant.

  • « Non merci, je suis végétarienne ». Inutile de demander, le bon morceau de bœuf bien saignant n’existe pas ici. J’avais pourtant prévenu mon estomac de bien s’accrocher, mais la simple vision de la viande de mouton ultra-bouillie entourée d’une couche de gras surdimensionnée, tout ça après des heures de routes sur des pistes défoncées m’ont fait trouver à contre cœur cette excuse bien utile. Pour me remettre de ma culpabilité, je me suis livrée à d’autres aventures culinaires comme le lait de jument fermenté, le lait de chamelle ; ou le fromage de chèvre séché à manger comme des bonbons avec le thé salé…

  •  « Cette année pour l’anniversaire de Matthieu, on a fait simple : une soirée sans prétention dans le désert de Gobi ». La probabilité que Matthieu soit né le même jour que notre guide Bataar était déjà faible, mais que la date tombe le dernier jour de notre trip dans le désert de Gobi ?  C’était l’excuse toute trouvée pour une dégustation de vodka mongole en compagnie de nos autres partenaires de voyage. Heureusement qu’ici le tapage nocturne ne dérange pas grand monde. 

  • « On a crevé mais c’est réglé, notre chauffeur vient de réparer le pneu avec une vis et un marteau». On ne se rend pas compte avant de s’engager dans le désert que les compétences de mécano du driver sont vitales ici. Et on peut dire que « Lucky », notre chauffeur, était un pro en la matière et bichonnait le véhicule à chaque arrêt.

  •  « Consultation spécialisée dans le Gobi : check ». Le serment d’Hippocrate prononcé il y a quelques mois, j’étais contrainte de revêtir le temps d’une consultation au milieu de la steppe, mon habit de gastroentérologue en herbe. Sacré challenge, surtout quand le patient se trouve être celui qui nous fait traverser le désert…

  • « Non, ce n’est pas notre chien, mais il nous suit depuis 4 jours ». Après 7 jours dans le Gobi à suivre un groupe, nous nous sommes lancés dans un trek de 4 jours en autonomie pour retrouver cette sensation de liberté qui commençait à nous manquer. C’était sans savoir qu’un chien (baptisé Nestor), sorti de nulle part, allait nous suivre dès le 5ekilomètre et nous être fidèle jusqu’à l’arrivée, 90 km plus loin. 

  • «  On se retrouve à UB pour boire une bière en terrasse ».  Petite parenthèse agréable avec les copains comme à la maison quand on retrouve pour quelques heures, Philou et Charlotte, en voyage de noces en Mongolie.


Ulaabaatar & Terelj







Tsetserleg








Mongolie Centrale











Désert de Gobi (Bayanzag, Khongorin Els, Yolyn Am)











































Double anniversaire mongol




Trekk dans la vallée de l'Orkhon






























1 commentaire:

  1. C'est vraiment un plaisir de pouvoir vous lire et essayer, un tout petit peu, de ressentir ce que vous avez vécu. Les photos sont magnifiques et vous 2 devant ce merveilleux coucher de soleil, c'est ça un instant de bonheur ?

    RépondreSupprimer